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La gastronomie mexicaine en fête

La gastronomie mexicaine a été fêtée à travers le pays le 16 novembre dernier, des hommages organisés dans le sillage de son inscription en 2010 au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. On ne parle pas tant ici de tacos ou autres formes de « malbouffe » -tantôt réjouissantes tantôt repoussantes- mais de nombreux plats traditionnels souvent millénaires. Des créations riches et saines, variées et savoureuses, qui font du Mexique une destination gastronomique encore trop méconnue.

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Un pozole, délicieux bouillon riche en légumes et condiments. Photo : clubsusazon.com
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La cuisine mexicaine est riche de traditions indigènes parfois millénaires. Photo : Josefina Quintero, La Jornada.

Si à peu près tous les voyageurs ont pesté un jour ou l’autre contre la fameuse « turista » ou « vengeance de Moctezuma » (du nom du souverain aztèque soumis par Hernan Cortés), chantée même avec un dégoût prononcé par Kurt Cobain dans sa chanson « Mexican Seafood », ces voyageurs auront aussi eu l’occasion certaine de déguster des plats fins comme les pozoles, ceviches, mixiotes, chiles rellenos, moles, cochinita pibil du Yucatán, ou encore certains tamales (de préférence ceux du nord, autour de Monterrey, plus riches en garniture qu’en pâte de maïs), sans parler d’innombrables sauces diversement pimentées.

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Nouvelles découvertes à Teotihuacán, « Ville du Soleil »

L’immense cité préhispanique de Teotihuacán, âgée de plus de deux millénaires, est toujours au cœur des actualités archéologiques. Les fouilles et recherches sont nombreuses et tentent de répondre petit à petit à une foule de questions encore ouvertes sur un ville gigantesque du centre du Mexique dont l’influence politique, économique et culturelle s’exerça jusqu’au cœur de la galaxie maya, à plus de mille kilomètres à vol d’oiseau.

Teotihuacan, Templo Q, deux pyramides
Vue des pyramides du Soleil et de la Lune (au fond) depuis le temple du serpent à plumes. Photo : Gaëtan Mortier, Archéologia.

 

–> Ainsi un tunnel menant à une chambre de 15 mètres de diamètre a récemment été découvert sous l’imposante pyramide de la Lune.

–> Une élite maya a bien vécu dans cette gigantesque cité pluriethnique (plus de 100 mille habitants, 22 km²) comme l’indiquent les découvertes lors de fouilles d’une peinture murale et de matériaux divers.

–> Des fouilles du village teotihuacano de Xoco ont repris dans la délégation de Coyoacan, au sud de Mexico.

–> Et enfin, des recherches ont avancé que Teotihuacan devrait probablement s’appeler Teohuacan : il ne s’agirait pas de la « Ville des dieux » (Ciudad de los dioses) mais de la « Ville du Soleil » (Ciudad del Sol).

 

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La magnifique cité préhispanique de Teotihuacán est la zone archéologique emblématique du Mexique, surpassant même l’aura de fabuleuses cités mayas comme celles de Palenque au Chiapas ou de Chichen Itza dans la Yucatán. Située au nord-est de Mexico, la cité ancienne de la vallée de Mexico a reçu 4.2 millions de visiteurs en 2017, ce qui en ferait un des sites archéologiques les plus visités au monde, entre le Colisée romain et les pyramides de Gizeh.

Fondée au 2è siècle avant notre ère, Teotihuacán fut une métropole sacrée dont l’aura et la puissance dominèrent le centre de l’actuel Mexique dès le  début du premier millénaire, et influença une large partie de la Mésoamérique entre 350 et 650. Elle a fasciné les Toltèques qui environ 250 ans après son effondrement développèrent une civilisation très influente. Puis elle fascina bien au-delà dans le temps les Aztèques, admiratifs transis des legs de la civilisation toltèque dispersée, mais aussi de Teotihuacán dont ils redécouvrirent les gigantesques pyramides de la Lune et du Soleil.

Un tunnel comme probable représentation du monde des morts

Ces dernières années des fouilles hors du commun se sont déroulées dans un tunnel qui court entre la Ciudadela et le magnifique Temple de Quetzalcóatl. Les recherches qui on duré huit ans, menées par l’archéologue Sergio Gómez, ont longtemps espéré aboutir à la découverte d’une chambre funéraire, ce qui ne fut pas le cas, malgré des fouilles fructueuses.

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Le Templo Mayor aztèque, bilan de 40 ans de fouilles

En février 1978, un immense temple daté de l’empire aztèque, dédié à la terrifiante déesse lunaire Coyolxauhqui, est fortuitement mis au jour. La découverte de ce monolithe a marqué le début d’une extraordinaire épopée archéologique, venant révéler les vestiges du grand temple sacré de Tenochtitlan, l’ancienne capitale des Aztèques. Quarante ans après, les découvertes sont nombreuses et fondamentales…

Lisez mon article dans les pages d’Archeologia-magazine.

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Une interprétation artistique d’une partie de l’ancienne enceinte sacrée de Tenochtitlan, aujourd’hui recouverte par la ville moderne de Mexico. Au fond, le Templo Mayor, dont les vestiges furent découvert au cœur de Mexico en 1978.
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Le codex Grolier, 4ème manuscrit maya authentifié

Un codex maya vient d’être formellement reconnu comme authentique par des chercheurs mexicains, après 40 années de doutes et de débats. Il s’agit d’un événement rare, car ce document vieux d’environ mille ans n’est que le 4ème codex maya connu, et le manuscrit lisible le plus ancien du continent américain. Il a été rebaptisé « Códice maya de México ».

 

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Le codex Grolier a été redécouvert en 1964 puis exposé pour la première fois en 1971. Les débats autour de son authenticité viennent d’être tranchés favorablement par une équipe pluridisciplinaire d’experts. Photo : Martirene Alcantara, INAH

Le codex, d’un style épuré, est composé de dix feuillets de papier amate (fibres végétales) recouvert d’une couche de stuc, alors qu’initialement il en comptait probablement vingt. Il a été élaboré dans le Yucatán entre 1021 et 1154 ont annoncé les experts de l’Institut national d’anthropologie et d’histoire (INAH), dans le contexte d’une culture maya-toltèque en crise, durant le Postclassique intermédiaire (1100-1350), après le déclin brutal de la civilisation classique maya.

Chiffres (barres et points) et  hiéroglyphes correspondant aux signes des jours décrivent le cycle de Venus, à but divinatoire, dans un style simplifié très différent des codex mayas connus jusqu’alors. Aucun texte n’apparait sur le document, seulement des représentations de dieux associés à Venus -première à éclairer la nuit- souvent en train de saisir un prisonnier.

Original atypique ou faux habile réalisé au 20e siècle ?

C’est en 1964 que le collectionneur d’antiquités Josué Sáenz l’acquit au Chiapas, dans le sud du Mexique. Le nom du codex, étrange pour une pièce préhispanique, est lié au Club Grolier de New York, où il fut exposé pour la première fois en 1971. M. Sáenz en fit ensuite don au Musée national d’anthropologie de Mexico (MNA). Les Mexicains ont profité de son identification formelle pour en changer justement le nom en « Códice maya de México ».

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Les langues indigènes en voie de disparition

68 langues indigènes sont encore parlées par 7 à 8 millions de personnes dans ce beau Mexique pluriethnique, parmi une population globale de 129 millions de Mexicains. La première d’entre elles est le náhuatl, langue aztèque parlée aujourd’hui par  1.37 millions de personnes, la seconde le Maya avec 759 mille locuteurs. Cependant, nombre de ces langues sont en voie de disparition, maltraitées historiquement par un nationalisme institutionnel mexicain métis,  dont la langue est l’espagnol, qui a eu tendance à rejeter des racines autochtones par souci de « modernité ». Des spécialistes tirent la sonnette d’alarme et s’en inquiètent dans une lettre adressée au nouveau Président élu Andrés Manuel López Obrador (Amlo), sensible à ce sujet, qui prendra ses fonctions le 1e décembre prochain.

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Une affiche de l’Inali, l’Institut National des Langues Indigènes. La « virgule » horizontale représente la parole depuis les temps préhispaniques.

La diversité des langues originelles du Mexique témoigne de l’extrême richesse ethnique de l’époque préhispanique, au-delà des fameux Aztèques/Mexicas et Mayas. Une richesse qui rayonne de plus en plus faiblement à l’intérieur des frontières d’un Etat fédéral qui, dans sa Constitution, ne s’est reconnu qu’au XXI siècle comme nation multiculturelle.

Les statistiques ethniques, qui ont le mérite d’exister pour mieux décrire le réel, sont préoccupantes car elles témoignent du déclin des langues vivantes autochtones. Quand l’Institut National des Langues Indigènes (Inali) parle de 68 langues indigènes, il précise que vingt-deux parmi celles-ci ne dépassent pas les mille locuteurs, tandis que quatre autres concentrent le plus grand nombre : la náhuatl (1.37 million, dans le centre du pays), le maya (759 mille, dans le sud-est), le mixtèque (400 mille, dans les États de Oaxaca, Guerrero et Puebla) et le zapotèque (400 mille, état de Oaxaca). En outre un million de Mexicains sont monolingues dans une langue indigène.

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Caraïbes. Un plan environnemental ambitieux pour préserver Isla Holbox

Bijou des Caraïbes mexicaines, Isla Holbox est demeurée jusqu’à présent relativement épargnée par le développement d’infrastructures touristiques massives néfastes pour son équilibre écologique et social. Après une longue attente inexplicable rationnellement, le ministère de l’Environnement vient enfin de publier son plan de gestion du développement touristique… ce qui aurait dû être fait légalement il y a 24 ans.  Il était temps, car des dents aiguisées agressent cette île de 2000 habitants qui dépend du tourisme, mais qui ne devrait pas en mourir, au profit d’une petite poignée de puissants investisseurs sans scrupules.

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Le village d’Isla Holbox, non loin de Cancún. Le reste de l’île fait partie d’une vaste réserve naturelle, aujourd’hui en danger. Photo : luxurytravelguide.org.

Isla Holbox se situe au Nord du Quintana Roo, à cinquante kilomètres à vol d’oiseau de Cancún. Elle offre le panorama d’une quarantaine de kilomètres de littoral vierge, à quelques exceptions légales ou illégales près. On y retrouve des amateurs de nature et farniente, encore assez différent du farniente urbain open-bar qui prédomine dans cette région de la côte maya.

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Les Mayas et les erreurs de médias racoleurs

Comme ce fut le cas en début d’année, un grand nombre de médias s’est trompé la semaine dernière en parlant « d’une immense cité maya découverte dans la forêt du Guatemala ». Il s’agit d’une énième démonstration d’une forme de racolage et de déformation de l’information livrée sans recul ni réflexion, à base de formules faciles et de raccourcis irréfléchis. Quel ingénu peut croire en effet qu’une seule cité ancienne peut couvrir 2000 km2 ? Heureusement des exceptions honorent la profession.

La semaine dernière Le Monde a relancé une information diffusée en début d’année : « Plus de 60 000 vestiges de la civilisation maya découverts au Guatemala ». Le quotidien revient sur une annonce faite en janvier dernier avec une interview du chercheur Philippe Nondédéo, qui mène des fouilles dans le pays d’Amérique centrale. L’archéologue a cosigné une étude  détaillant les résultats fournis par le Lidar (« Laser Imaging Detection And Ranging »), cette nouvelle technologie qui permet de détecter des structures enfouies sous la végétation. « Le lidar est passé au-dessus de 2 144 kilomètres carrés de forêt, a lancé 33,5 milliards de coups de sonde au laser et enregistré le total éberluant de 61 480 structures humaines anciennes », rappelle justement l’article du Monde. Ici tout va bien, merci les gars pour votre intérêt et votre sérieux !

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Le site archéologique maya d’Uxmal, dans le Yucatán. Photo : Gaëtan Mortier

Une cité ancienne de 2000 km² ? Pas même dans tes rêves !

En fait la première salve d’erreurs du début d’année est due à la source même de l’information, National Geographic. Le magazine, souhaitant racoler large et pas cher, a titré en effet « Découverte d’une « mégalopole » maya au Guatemala », alors que l’étude porte sur un vaste territoire qui embarque de très nombreuses cités. Rappelons au passage qu’une recherche rapide sur Google nous rappelle par exemple que Paris mesure 105 km²… Les cités préhispaniques les plus importantes couvraient quant à elles environ 20 km². Dans le texte que l’on trouve sur le site du magazine, l’erreur a été rectifiée le mois suivant… mais le titre reste inchangé. Comment ça, on nous mentirait sciemment ?! National Geographic est décevant, il continue d’attirer le chaland avec des titres qui équivalent à une mini jupe en sky noir portée nonchalamment la nuit à la lumière d’un feu rouge…

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A la recherche des navires coulés par Hernán Cortés à Veracruz

Une exploration sous-marine dans les eaux autour de Veracruz vise la découverte de navires espagnols coulés par Cortés en 1519, alors qu’il entamait la conquête des terres aztèques. Ces recherches, qui ont débuté en juillet dernier, se concentrent dans une zone de 10 km2 au large du municipe d’Actopan.

L’expédition est menée par Roberto Junco, vice-directeur de l’Archéologie sous-marine au sein de l’INAH (Institut National d’Anthropologie et d’Histoire), avec ses équipes mexicaines et l’appui de spécialistes venus des États-Unis. Des technologies modernes sont employées pour sonder les profondeurs, comme un magnétomètre et un sonar à balayage latéral. Cette campagne de recherches bénéficie de l’aide financière de la National Geographic Society et du soutien technique de l’entreprise Marine Magnetics.

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Des plongeurs explorent les eaux autour de Veracruz à la recherche de navires espagnols coulés par Hernán Cortés en 1519, au tout début de la conquête l’empire aztèque. Photo : Alberto Soto, SAS-INAH.

Depuis une embarcation  les experts tentent de repérer des « anomalies » qui indiqueraient la présence probable de vestiges ou d’objets. « La fonction du magnétomètre est de détecter de variations dans le champ magnétique de la Terre, explique Roberto Junco. L’intensité et la distribution de ces variations nous permet d’établir une carte et de définir les sites à haut potentiel, pour ensuite envoyer des plongeurs réaliser des fouilles. »

Les coups de génie tactiques de Cortés

Nous savons d’après les écrits du 16e siècle, comme « Las Cartas de Relación » envoyées par Hernán Cortés à l’empereur Charles Quint et les chroniques du soldat Bernal Díaz de Castillo, que le conquistador a détruit ses navires par le feu. Si la destruction des précieux navires correspond bien à une réalité, l’histoire a vraisemblablement été agrémentée d’un énorme brasier pour ressembler à certains récits de la Grèce antique. Cortés aurait plutôt fait percer les coques des navires après en avoir retiré tout ce qui pouvait être réutilisé.

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Templo Mayor aztèque à Mexico : nouvelle entrée du site, fouilles récentes… et l’espoir persistant d’une sépulture royale

Le Templo Mayor, épicentre sacré de l’ancienne Tenochtitlan aztèque, est de nos jours un point de ralliement incontournable des habitants de Mexico comme des voyageurs qui ont l’excellente idée de prendre le temps de parcourir la capitale. C’est aussi autour de ce grand temple que se distribuent de nombreux sites de fouilles, qui peu à peu s’ouvrent au public sous forme de petit musée (par exemple le calmecac, une école pour élites dégagée en sous-sol du Centro Cultural Español), ou le plus souvent de fenêtres archéologiques. Celles-ci sont en quelque sorte un « aperçu » de vestiges situés en sous-sol, une fenêtre  aménagée en bonne harmonie avec l’endroit où il se trouve, une rue, un trottoir, un parvis, ou même la réception d’un hôtel.

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Vue partielle du Templo Mayor aztèque à Mexico-Tenochtitlan. On voit ici plusieurs rangées d’escaliers qui correspondent à des étapes constructives successives. Au fond on aperçoit le flanc droit de la cathédrale et le zócalo, la place centrale. Photo : Gaëtan Mortier

Le visiteur assidu de cette formidable mégalopole notera au fil des ans cet enrichissement de la mise en valeur du patrimoine dans le centre historique. Quand l’amoureux de la mégalopole mexicaine fera de nouveau un tour au Templo Mayor pour s’imprégner de l’atmosphère unique des lieux, pour considérer à 360 degrés un panorama qui fait immanquablement vibrer, ce promeneur inspiré notera que l’entrée discrète du site archéologique s’est muée en un vestibule moderne aménagé autour d’un autel cérémoniel aztèque récemment découvert.

Le lieu d’incinération de souverains aztèques

Cette entrée qui a été inaugurée l’année dernière a impliqué d’importants travaux au pied du Templo Mayor, côté coucher du soleil. Le vestibule qui accueille les visiteurs se trouve sous la Plaza Gamio reconstruite. Sur la place, coincés entre la cathédrale sainte et le temple impie (à moins que ce ne soit l’inverse), cerné par la religiosité silencieuse de ces pierres, on peut grâce à une maquette se faire une idée de ce à quoi ressemblait le grand centre cérémonial aztèque. Au-delà des vestiges aztèques on ne peut manquer les hauts murs gris du musée du site -aussi incontournable que le fameux Musée d’Anthropologie– derrière lesquels brillent des vitrines exposant les plus belles trouvailles réalisées en 40 ans de fouilles.

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Le Mexique devient la 6e destination touristique mondiale

Le Mexique s’est placé à la sixième place des pays qui ont reçu le plus de touristes en 2017, selon le dernier rapport de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). Avec près de 40 millions de visiteurs, le pays a gagné deux places en dépassant au classement la Grande-Bretagne et l’Allemagne. La France et ses 89 millions de visiteurs se situe toujours en tête de ce classement, suivie de l’Espagne (82 millions) et des États-Unis (76 millions).

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La vallée de Tehuacán, inscrite cette année au patrimoine mondial de l’Unesco. Photo : Posta, news.culturacolectiva.com

Le tourisme est essentiel pour l’économie Mexique, il représente 8.7% du PIB, devant les exportations de pétrole, juste derrière les « remesas », cet argent que les Mexicains installés aux États-Unis envoient à leurs familles restées au pays. Son apport en termes d’emplois est essentiel pour nombre de régions, alors que le pays souffre d’un mal développement chronique du fait du manque de vision et de bonne volonté de ses « élites » politiques et économiques.

Des espaces naturels parmi les plus nombreux et variés du monde

Ce succès est avant tout rendu possible grâce aux beautés naturelles et aux richesses culturelles incomparables de ce pays qui gagne à être mieux connu. Les campagnes de promotion touristique à l’international semblent avoir contribué à ce succès, au-delà de raisons aux effets plus palpables, comme la bonne santé économique du voisin nord-américain qui est pourvoyeur d’environ 60% des visiteurs. Le Mexique a également vu le nombre de visiteurs latino-américains et asiatiques exploser ces dernières années. Les Français représentent quant à eux  1.4% du total des voyageurs, à la troisième place des Européens, derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne.

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Le catch mexicain reconnu patrimoine culturel de la ville de Mexico

Le catch mexicain, appelé lucha libre, a été reconnu en juillet dernier patrimoine culturel de Mexico par le gouvernement de la capitale. Inspiré par le modèle de classification du patrimoine matériel ou immatériel de l’Unesco, le ministère de la Culture local a reconnu « les connaissances, pratiques, techniques, systèmes de représentation et de transmission » de ce sport théâtral ou spectacle sportif.

L’objectif de la déclaration est de protéger et préserver la lucha libre comme tradition culturelle pour ses valeurs esthétiques et emblématiques… même les plus douteuses, sans lesquelles elle n’aurait pas la même saveur ! Ni cette aura à la lumière dorée mâtinée de poussière milieu 20e siècle, à l’époque de son âge d’or, celle de combattants mythiques comme El Santo ou Blue Demon. Quoiqu’il en soit, il s’agit d’une pratique qui a survécu au passage du temps et qui constitue un héritage de la culture populaire loin d’être anecdotique dans l’imaginaire collectif mexicain.

Arena Mexico, affiche 1e sept 2018
L’affiche de cette semaine à l’Arena Coliseo, salle historique du centre de Mexico datant de 1943.

Comme l’a expliqué le ministre de la Culture Eduardo Vásquez : « C’est un sport et un spectacle, mais aussi une représentation scénique ; c’est jeu, magie, un théâtre de la vie avec des personnages fabuleux dotés de force physique mais aussi de valeurs. La lutte du bien et du mal se convertit en une métaphore de la vie ; c’est un rituel, une profession rude et crue qui est aussi un art de fine exécution.« 

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Mexico. Il y a 40 ans, le Templo Mayor aztèque retrouvait le soleil

La découverte il y a 40 ans à Mexico du monolithe aztèque de Coyolxauhqui, déesse lunaire, marquait le début d’une extraordinaire épopée archéologique qui révéla les vestiges du plus grand temple de la capitale aztèque Tenochtitlan. Cette découverte fondamentale « transforma le visage de Mexico et révolutionna nos connaissances sur l’ancienne civilisation mexica » a écrit Leonardo López Luján, directeur du Proyecto Templo Mayor.

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Le monolithe de Coyolxauhqui est exposé au musée du Templo Mayor. Photo : INAH, M. Marat.

 

La suite sera à découvrir dans le numéro de novembre du magazine Archéologia.